Ogoxe participe à un projet européen de 3,4M€ Interreg BRIC

Un nouveau projet pour lutter contre les inondations

"Les inondations peuvent avoir un impact dévastateur sur nos communautés et nous sommes heureux d'obtenir ce financement pour nous aider à construire des réseaux avec les résidents et les groupes communautaires.

En travaillant ensemble, nous pouvons mieux lutter contre les inondations - un seul exemple est un système d'alerte précoce intelligent ciblé qui permet aux gens d'être mieux préparés en cas d'inondation de leur domicile ou de leur entreprise." 

Carolyn Reid, responsable de programme, Interreg France (Manche) Angleterre, a déclaré: «Les dégâts causés par les inondations ont un coût et un impact social énormes sur les communautés de la région de la Manche.  En finançant ce projet, nous cherchons à soutenir de nouvelles approches de gestion des inondations qui aideront les communautés à s'adapter au changement climatique et à renforcer la résilience locale. Il est important de noter que des solutions seront développées en concertation avec les citoyens locaux, y compris avec les groupes les plus vulnérables, et en mettant l’accent sur la pérennité. » 

BRIC est un projet passionnant de 3,4 millions d'euros sur 2 ans, qui a obtenu 70% des subventions du programme Interreg France-Manche-Angleterre. Plutôt que d'être un projet environnemental, il abordera la question de la gestion des inondations dans une perspective d'innovation sociale. Des projets pilotes testés dans le sud du Royaume-Uni: Plymouth, Dorset, Essex, Kent et dans les régions du nord de la France: Oise, Eure, Val d'Authie et Finistère. L'objectif est de créer un guide et de nouveaux outils et ressources pouvant être utilisés plus largement dans les zones touchées par les inondations au Royaume-Uni et en France. Le BRIC le fera en testant de nouvelles approches de la gestion des risques d'inondation dans les zones pilotes, en tirant des leçons et en identifiant les bonnes pratiques tout au long du processus. 

Dans ce contexte, l’innovation sociale fait référence à la «co-création» de services grâce à la collaboration entre la société civile (individus, associations communautaires, ONG, etc.) et les pouvoirs publics, dans le but d’améliorer ou de créer de nouveaux services mieux ciblés et plus efficaces. Le projet a pour ambition d'intégrer plus étroitement la gestion des inondations à la résilience des communautés et à la santé publique, de créer de nouvelles opportunités d'entreprise sociale et d'identifier les futures sources de revenus pour garantir la poursuite de ce travail. 

Ogoxe est l'un des huit partenaires du projet de recherche BRIC (Building Resilience in Flood Disadvantaged Communities / Reinforcer la résilience des communautés défavorisées face aux inondations) (2021-2023) approuvé  dans le cadre du programme Interreg France (Manche) Angleterre. Le projet BRIC a pour objectif de travailler avec les communautés locales pour améliorer leur résilience face aux inondations. Les publics cibles de ce projet sont, d’une part, les personnes éloignées du marché de l’emploi, et d’autre part, les personnes âgées.

Ogoxe participes a ce projet des objets connectes et des totems d’information publique conçus par Ogoxe, fourniront des informations à jour sur les inondations et le réseau communautaires et des alertes personnelles. De nouveaux réseaux communautaires de bénévoles formeront des champions de la résilience aux inondations formés aux mesures de sécurité et au signalement des incidents. Une plate-forme Web interactive fournira également des données et des informations locales ainsi que des conseils, des bonnes pratiques et du matériel éducatif pour soutenir la gestion des risques d'inondation au niveau local. 

Chaque pilote suivra quelques principes fondamentaux, adaptés pour répondre aux besoins locaux : 

  • Développer des systèmes et des procédures qui redistribuent le pouvoir et la responsabilité de manière plus équitable entre les organes gouvernementaux et la société civile 
  • Impliquer les groupes vulnérables (en particulier les personnes âgées et celles «éloignées du marché du travail») 
  • Améliorer les compétences de vie et d'emploi des personnes appartenant à des groupes vulnérables 
  • Utiliser une plateforme numérique fournie par l'un des partenaires du BRIC - Ogoxe, comme outil de communication et de formation 
  • Essai des appareils intelligents Ogoxe ("Ogoxe Totem" et "Ogoxe Smart Device" dispositif d'information, sensibilisation, d'alerte et résilience pour les risques environmentale) piloter par leur application iot manager OgoxeApp
  • Co-créer des services de gestion des inondations : identification et surveillance des dangers; politique contre les inondations, protection physique, alertes, récupération. 

Les organisations financées par le programme Interreg France-Manche-Angleterre dans ce projet comprennent : 

  • Conseil municipal de Plymouth. Autorité unitaire intégrant la planification stratégique, l'entretien des parcs et des autoroutes et l'autorité principale responsable des inondations. 
  • Forum national sur les inondations. Représenter les communautés exposées aux inondations et soutenir l'auto-assistance par la formation de groupes d'action contre les inondations. 
  • Conseil du comté de Dorset / Forum côtier du Dorset. Diriger l'autorité locale contre les inondations et le forum pour favoriser la collaboration entre les parties prenantes côtières 
  • Thames21. Un Rivers Trust, couvrant la Tamise inférieure, à Londres et ses marées. Travailler pour améliorer les rivières, relier les communautés et offrir de la formation. 
  • CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Une agence nationale fournissant des conseils et un soutien concernant un large éventail de questions environnementales, y compris la gestion des risques d'inondation et la conception urbaine. 
  • L'Oise La Vallee (Agence d'Urbanisme et de Développement de la Vallée de l'Oise). Une agence d'urbanisme, fournissant des services à la demande de ses partenaires de la Vallée de L'Oise 
  • CPIE d’Authie (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement d’Authie). Une ONG d'éducation environnementale et communautaire. 
  • OGoXe. Une entreprise de technologie fournissant des services d'alerte aux inondations et de surveillance environnementale. 

À propos du programme Interreg FCE 

Interreg France (Manche) Angleterre (FCE) est un programme de l'UE mis en place pour favoriser le développement économique dans le sud du Royaume-Uni et le nord de la France en finançant des projets innovants présentant un avantage durable et économique. 

Il se concentre sur une série d'objectifs spécifiques, notamment le soutien à l'innovation, l'amélioration de l'attractivité de la zone FCE et le développement de technologies à faible émission de carbone. 

Renseignements supplémentaires :

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site de l'Europe: http://europa.eu/pol/reg/index_fr.htm

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site du programme Interreg VA France-Manche-Angleterre : https://www.channelmanche.com/fr/

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site du projet : en construction

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Aileen ROBERT


Déchets sur les plages

Pollution des océans : mieux gérer les déchets après une crue

Les catastrophes naturelles comme les inondations s’accompagnent d’un certain nombre de conséquences pour l’environnement. Parmi elles, la pollution des cours d’eau, des mers et des océans. En effet, la crue d’un fleuve, d’une rivière ou d’un ruisseau va irrévocablement entraîner le transport d’un grand nombre de déchets, qui seront acheminés en direction des océans.

Matériaux de construction, détritus, poubelles, morceaux de tôle et autres tuyaux ou câbles : à cause d’une forte montée des eaux, les déchets emportés par le flot sont plus que nombreux. Ces déchets et résidus de plastique brassés à la suite d’une inondation vont se retrouver dans le lit d’un fleuve, d’une rivière ou d’un canal, avant de se concentrer majoritairement au niveau des embouchures des grands cours d’eau, dans les estuaires et le long des côtes. Les estuaires, traversés par des eaux contaminées, sont ainsi particulièrement concernés par la pollution marine aux micro-plastiques. C’est en effet ici, au niveau de l’embouchure fluviale, que le courant, plus faible, les y remmène. Ils vont alors stagner et s’agglomérer entre eux. C’est là aussi que se situent les principaux ports, qui contribuent également à la pollution des cours d’eau. En Europe, on peut citer Rotterdam, qui borde la principale embouchure du Rhin, le port du Havre sur la Manche, ou encore le port Hambourg, sur l’Elbe.

Déchets dans les cours d’eau

Déchets dans les cours d’eau

Pour avoir un ordre d’idée, le 26 décembre 2015, une importante inondation touchait le bassin versant de la Mersey, une rivière située près de Manchester, au Royaume-Uni. Après les crues, une étude a permis d’analyser le taux de micro plastiques du cours d’eau, qui était alors connu pour être l’un des plus élevés du monde. Résultat : une baisse de 80% du taux de concentration en déchets plastiques a été observée, qui avaient été évacués vers une quarantaine de sites alentours. Au total, ce sont près de 0,36 tonne de plastiques qui ont été déversés vers la mer d’Irlande durant la période de tempêtes de cet hiver 2015.

Tous les estuaires sont concernés par un problème de pollution au plastique, a fortiori après une crue ou de fortes pluies. Pour autant, il est possible de traiter le problème à la source, en collectant les débris amassés directement en sortie d’estuaire après une crue ou de fortes inondations, plutôt que d’attendre qu’ils ne se retrouvent en mer. Pour ce faire, la mise en commun des systèmes d’information et de prévision des inondations, avec des missions de nettoyage des océans, est primordiale.

Le Manta, un catamaran géant chargé de la dépollution des océans

Il existe d’ores et déjà des projets de missions de nettoyage et de dépollution des mers et océans. Pour n’en citer qu’un : Le Manta, qui fait figure d’exception. Il s’agit d’un « bateau-usine » qui permet de collecter, traiter et valoriser les macro déchets plastique qui se trouvent dans les eaux. Capable de collecter entre 1 et 3 tonnes de déchets par heure, il a été imaginé par Yvan Bourgnon, navigateur aguerri. Ce dernier, lors d’une expédition en Asie, est frappé par la présence massive de plastique dans les eaux. En 2016, il s’associe alors avec l’association The SeaCleaners, afin de chapeauter la construction de ce qui deviendra le premier bateau nettoyeur des mers. Une fois collecté, le plastique est transformé en énergie, qui permet d’alimenter le bateau et le rendre autonome. Sa mise en eau est prévue pour 2024, avec des premières missions programmées en Asie du sud-est.

Le Manta, qui peut accueillir jusqu’à dix chercheurs à bord, est un imposant catamaran de 1900 tonnes, haut de 56,5 mètres… donc plutôt destiné aux grands espaces. A cela s’ajoutent cependant deux bateaux plus petits et plus faciles à manœuvrer, baptisés Mobula. Ceux-ci, embarqués à l’arrière du Manta, sont destinés à être déployés dans des lieux moins profonds et plus difficilement accessibles (ports, estuaires, etc.). Il est donc tout à fait envisageable de s’inspirer de la technologie du Manta et d’imaginer d’autres systèmes de dépollution de ce type, de moindre envergure, dédiés au nettoyage des eaux après une catastrophe naturelle. Mis à disposition des collectivités territoriales (Départements, communes, Parc naturels nationaux, etc.) , ces derniers pourraient alors être mis en service à la suite de fortes pluies, crues et inondations, afin de bloquer les déchets avant qu’ils ne terminent leur course dans l’océan.