Le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer

La montée des eaux est un phénomène qui s’est accentué ces dernières années du fait du réchauffement climatique.

Mais qu’est-ce que la montée des eaux ?

Le réchauffement climatique a fait monter le niveau de la mer d’environ 8 pouces depuis 1880, et le taux de montée s’accélère. L’élévation du niveau de la mer augmente considérablement les risques d’inondations dommageables dues aux ondes de tempête.

Selon un rapport du GIEC le niveau de la mer pourrait s’élever de 1,10m d’ici à 2100.

La montée des eaux est un phénomène qui affecte directement les villes côtières. En effet, en France des villes telles que Bordeaux, Rouen, Calais ou encore Dunkerque sont directement menacées par ce phénomène climatique. L’ensemble des villes côtières en France regroupe 1,4 million d’habitants répartis dans 864 communes. Il ne s’agit donc pas d’un risque isolé.

Aux États-Unis près de 5 millions de personnes vivent à moins de 4 pieds au-dessus de la marée haute, cela les expose directement au risque de l’élévation du niveau de la mer.

Au XXIIe siècle, le rythme d’élévation du niveau des mers pourrait être 100 fois plus rapide, de 3,6 millimètres par an aujourd’hui à « plusieurs centimètres », pour ensuite atteindre plusieurs mètres au total d’ici 2300, si aucune action n’est mise en œuvre pour réduire les émissions de CO2.

L’aménagement du littoral pour faire face à la montée des eaux.

Les villes tentent de s’adapter à la montée des eaux en mettant en place une surveillance plus importante du trait de côte. Plusieurs options existent afin de protéger l’habitat. On peut ainsi citer l’installation de digues, l’élévation de l’habitat, la création de zones tampons, le ré ensablement ou encore l’enrochement.

Prendre conscience du risque pour mieux s’en prémunir

 

Afin de se protéger face aux risques climatiques de plus en plus fréquents, il faut avant tout être conscient du risque. La prise de conscience est en effet prépondérante dans la protection, car cela va permettre à chacun de mettre en place des actions.

Cependant la conscience du risque est encore faible en France. Les effets du risque tel que ceux de l’élévation du niveau de la mer sont souvent invisibles et éloignés.

Pour qu’une menace soit prise au sérieux il faut qu’elle soit : concrète, immédiate et insupportable. Or les actions efficaces contre le risque sont à prendre en amont de ce dernier et non lorsqu’il survient.

Cependant on remarque qu’il existe en France une faible conscientisation du risque. Les risques climatiques et spécifiquement ceux dus aux réchauffements climatiques tels que l’élévation du niveau de la mer paraissent abstraits et font partie d’une réalité lointaine.

Ainsi, selon une étude menée à Palavas les Flots, ville balnéaire française en 2009 20% des personnes interrogées ont déclarés qu’ils ne partiraient pas en cas de monter des eaux.

De même, on constate que les villes côtières continuent d’attirer. Selon l’observatoire national de la mer et du littoral, la densité de la population sur le littoral est 25% plus élevée que la moyenne nationale. De plus et d’ici 2040, 40% de la population française devrait vivre dans les régions côtières spécialement autour du pourtour méditerranéen et sur la façade atlantique.

L’élévation du niveau de la mer est donc un risque climatique, dont il faut prendre conscience car il sera pour les villes côtières un phénomène qui prendra de l’ampleur pour les décennies à venir et dont il faudra se prémunir.

Source: Bilan 2007 des changements climatiques Conséquences, adaptation et vulnérabilité

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La France, 15e pays touché par les catastrophes naturelles

Multiples inondations, canicules, tempêtes, épisode méditerranéen, pluies cévenoles : La France est exposée à de nombreuses catastrophes naturelles.

Depuis une vingtaine d’années, la France fait face à des risques naturels de plus en plus fréquents. Entre inondation, tempête ou encore canicule, tous ces phénomènes frappent le territoire français ainsi que la population chaque année.

 

D’après un rapport rendu public, mercredi 4 décembre 2019 par le Think Tank allemand Germanwatch, la France est à la 15e place des pays les plus exposés aux risques climatiques. L’Allemagne, figure également dans ce classement et également classée rouge (11e au 20e pays).

Figure aussi en rouge, l’Inde, le Madagascar, le Bangladesh le Salvador ou encore Haïti.

Un lourd bilan

Comment expliquer ce classement ?

Depuis le début des années 90, la France subit, des évènements climatiques de grandes ampleurs comme en 1999 avec une tempête qui a causé la mort de 35 personnes. En 2010, c’est la tempête Xynthia, qui a marqué les esprits causant la mort de 53 personnes ainsi que d’importants dégâts matériels.

Les inondations ont également causé un lourd tribut comme on a pu le constater au cours de ces dernières années. Ainsi, des phénomènes d’inondations éclair ont causé la mort de nombreuses personnes ces dernières années.

Des pluies diluviennes ont frappé L’Aude en 1999 provoquant 34 décès. En 2018, l’Aude a de nouveau été frappée par des inondations importantes. Un bilan très lourd a été à déplorer, 15 personnes sont décédées, 99 blessées et 257 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle (204 dans l’Aude, 29 dans l’Hérault et 24 dans le Tarn).

Le météorologue Guillaume Séchet, auteur de l’ouvrage Météo extrême (Ed. Hugo Image) explique « A cause du réchauffement climatique, on estime que la France subira, d’ici 2100, environ 20 % d’épisodes méditerranéens en plus, L’imperméabilisation des sols étant de plus en plus importante et la pression démographique en augmentation dans ces régions, les conséquences de ces phénomènes extrêmes seront à terme plus dramatiques qu’il y a quelques années ».

Ces risques de plus en plus fréquents et importants en termes de pertes humaines et de dommages matériels représentent également un véritable défi d’adaptation pour les assureurs. En effet les crues qui ont eu lieu entre fin mai et début juin 2016 ont couté plus d’1,4 milliard d’euros. Ce sont donc les inondations les plus couteuses depuis la création du régime des catastrophes naturelles en 1982.

L’aménagement du territoire une nécessité pour faire face au risque

La résilience des territoires et des bâtiments est une thématique intrinsèquement liée à celle du risque naturel. En effet, les villes ont un grand rôle à jouer en matière de protection des populations et doivent donc s’adapter au risque. En ce qui concerne les bâtiments, leur conception doit être repensée pour répondre aux exigences qu’imposent les risques naturels. Ils doivent de ce fait être plus solides, mais aussi mieux isolés pour faire face aux vagues de chaleur de plus en plus courantes. L’ONG Germanwatch estime en effet que les périodes de chaleurs extrêmes seront 100 fois plus probables qu’il y a un siècle.

Chez Ogoxe, la résilience est également au cœur des solutions que nous développons. Nos solutions permettent aux infrastructures d’être protégé grâce à notre système d’alerte en temps réel.

 

Source: https://germanwatch.org/en/16046