Ogoxe participe à un projet européen de 3,4M€ Interreg BRIC

Un nouveau projet pour lutter contre les inondations

"Les inondations peuvent avoir un impact dévastateur sur nos communautés et nous sommes heureux d'obtenir ce financement pour nous aider à construire des réseaux avec les résidents et les groupes communautaires. En travaillant ensemble, nous pouvons mieux lutter contre les inondations - un seul exemple est un système d'alerte précoce intelligent ciblé qui permet aux gens d'être mieux préparés en cas d'inondation de leur domicile ou de leur entreprise."
Carolyn Reid, responsable de programme, Interreg France (Manche) Angleterre, a déclaré: «Les dégâts causés par les inondations ont un coût et un impact social énormes sur les communautés de la région de la Manche.  En finançant ce projet, nous cherchons à soutenir de nouvelles approches de gestion des inondations qui aideront les communautés à s'adapter au changement climatique et à renforcer la résilience locale. Il est important de noter que des solutions seront développées en concertation avec les citoyens locaux, y compris avec les groupes les plus vulnérables, et en mettant l’accent sur la pérennité. » BRIC est un projet passionnant de 3,4 millions d'euros sur 2 ans, qui a obtenu 70% des subventions du programme Interreg France-Manche-Angleterre. Plutôt que d'être un projet environnemental, il abordera la question de la gestion des inondations dans une perspective d'innovation sociale. Des projets pilotes testés dans le sud du Royaume-Uni: Plymouth, Dorset, Essex, Kent et dans les régions du nord de la France: Oise, Eure, Val d'Authie et Finistère. L'objectif est de créer un guide et de nouveaux outils et ressources pouvant être utilisés plus largement dans les zones touchées par les inondations au Royaume-Uni et en France. Le BRIC le fera en testant de nouvelles approches de la gestion des risques d'inondation dans les zones pilotes, en tirant des leçons et en identifiant les bonnes pratiques tout au long du processus.  Dans ce contexte, l’innovation sociale fait référence à la «co-création» de services grâce à la collaboration entre la société civile (individus, associations communautaires, ONG, etc.) et les pouvoirs publics, dans le but d’améliorer ou de créer de nouveaux services mieux ciblés et plus efficaces. Le projet a pour ambition d'intégrer plus étroitement la gestion des inondations à la résilience des communautés et à la santé publique, de créer de nouvelles opportunités d'entreprise sociale et d'identifier les futures sources de revenus pour garantir la poursuite de ce travail. Ogoxe est l'un des huit partenaires du projet de recherche BRIC (Building Resilience in Flood Disadvantaged Communities / Reinforcer la résilience des communautés défavorisées face aux inondations) (2021-2023) approuvé  dans le cadre du programme Interreg France (Manche) Angleterre. Le projet BRIC a pour objectif de travailler avec les communautés locales pour améliorer leur résilience face aux inondations. Les publics cibles de ce projet sont, d’une part, les personnes éloignées du marché de l’emploi, et d’autre part, les personnes âgées. Ogoxe participes a ce projet des objets connectes et des totems d’information publique conçus par Ogoxe, fourniront des informations à jour sur les inondations et le réseau communautaires et des alertes personnelles. De nouveaux réseaux communautaires de bénévoles formeront des champions de la résilience aux inondations formés aux mesures de sécurité et au signalement des incidents. Une plate-forme Web interactive fournira également des données et des informations locales ainsi que des conseils, des bonnes pratiques et du matériel éducatif pour soutenir la gestion des risques d'inondation au niveau local.

Chaque pilote suivra quelques principes fondamentaux, adaptés pour répondre aux besoins locaux :

  • Développer des systèmes et des procédures qui redistribuent le pouvoir et la responsabilité de manière plus équitable entre les organes gouvernementaux et la société civile
  • Impliquer les groupes vulnérables (en particulier les personnes âgées et celles «éloignées du marché du travail»)
  • Améliorer les compétences de vie et d'emploi des personnes appartenant à des groupes vulnérables
  • Utiliser une plateforme numérique fournie par l'un des partenaires du BRIC - Ogoxe, comme outil de communication et de formation
  • Essai des appareils intelligents Ogoxe ("Ogoxe Totem" et "Ogoxe Smart Device" dispositif d'information, sensibilisation, d'alerte et résilience pour les risques environmentale) piloter par leur application iot manager OgoxeApp
  • Co-créer des services de gestion des inondations : identification et surveillance des dangers; politique contre les inondations, protection physique, alertes, récupération.

Les organisations financées par le programme Interreg France-Manche-Angleterre dans ce projet comprennent :

  • Conseil municipal de Plymouth. Autorité unitaire intégrant la planification stratégique, l'entretien des parcs et des autoroutes et l'autorité principale responsable des inondations.
  • Forum national sur les inondations. Représenter les communautés exposées aux inondations et soutenir l'auto-assistance par la formation de groupes d'action contre les inondations.
  • Conseil du comté de Dorset / Forum côtier du Dorset. Diriger l'autorité locale contre les inondations et le forum pour favoriser la collaboration entre les parties prenantes côtières
  • Thames21. Un Rivers Trust, couvrant la Tamise inférieure, à Londres et ses marées. Travailler pour améliorer les rivières, relier les communautés et offrir de la formation.
  • CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Une agence nationale fournissant des conseils et un soutien concernant un large éventail de questions environnementales, y compris la gestion des risques d'inondation et la conception urbaine.
  • L'Oise La Vallee (Agence d'Urbanisme et de Développement de la Vallée de l'Oise). Une agence d'urbanisme, fournissant des services à la demande de ses partenaires de la Vallée de L'Oise
  • CPIE d’Authie (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement d’Authie). Une ONG d'éducation environnementale et communautaire.
  • OGoXe. Une entreprise de technologie fournissant des services d'alerte aux inondations et de surveillance environnementale.

À propos du programme Interreg FCE 

Interreg France (Manche) Angleterre (FCE) est un programme de l'UE mis en place pour favoriser le développement économique dans le sud du Royaume-Uni et le nord de la France en finançant des projets innovants présentant un avantage durable et économique. Il se concentre sur une série d'objectifs spécifiques, notamment le soutien à l'innovation, l'amélioration de l'attractivité de la zone FCE et le développement de technologies à faible émission de carbone.

Renseignements supplémentaires :

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site de l'Europe: http://europa.eu/pol/reg/index_fr.htm Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site du programme Interreg VA France-Manche-Angleterre : https://www.channelmanche.com/fr/ Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site du projet : en construction Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Aileen ROBERT

Inondations au Soudan : urgence face au réchauffement climatique

Début septembre, le pays a connu une série de crues historiques qui ont fait des dizaines de morts et conduit au déplacement de centaines de milliers de personnes. Une illustration de la nécessité de l’action climatique.

 

Un phénomène annuel, mais un record atteint 

 

Chaque annéece sont des pluies diluviennes qui s’abattent sur le Soudan durant plusieurs mois (de juin à octobre). Comme à chaque épisodeelles ont fait sortir le Nil de son lit dans plusieurs régions du pays. Mais cette fois-ci, le niveau du fleuve a atteint un record historique : 17,67 mètresC’est le plus haut jamais enregistré depuis un siècle. Parmi les Etats les plus touchés par ces inondations, on peut citer les suivants : Darfour-Nord, Darfour-Ouest, Khartoum, Nil Bleu et Sannar. Ce sont d’importantes conséquences qui s’en suivent pour un pays qui est déjà victime d’une lourde crise sanitaire et alimentaire 

 

Des conséquences humainesmatérielles et économiques lourdes 

 

Selon le dernier rapport de la défense civile, le bilan humain s’élève à 124 morts et 54 blessés. On estime à 800 000 le nombre de personnes touchées par les inondations et qui n’ont pas eux d’autre choix que de déplacer suite à ces catastrophes. Au niveau matériel, c’est plus de 37 000 maisons, des terres agricoles et 150 bâtiments publics qui ont été détruits. Des routes et pistes d’atterrissage sont elles aussi détruites ou endommagées rendant difficiles les interventions des associations humanitairesSelon l’ONU (Organisation des Nations Unies), 35 millions d’euros seront nécessaires pour venir en aide aux victimes. 

 

Un épisode qui démontre l’urgence de l’action climatique 

 

Ce phénomène met en lumière une nouvelle fois l’urgence qu’il y a d’agir face au réchauffement climatique. Cette région qui fait partie de celles qui émettent le moins d’émissions et qui sont pauvres en ressources, ne devrait pas avoir à supporter le poids de l’augmentation des températures et de la montée des eauxSelon l’OCHA*, les crues sont aussi un moyen d’accroître la propagation de graves maladies et entravent la lutte contre la COVID-19. Elles menacent également l’histoire et la culture du pays, puisque le site antique de Bajrawiya était menacé suite à ces importantes crues. Si le pays, les villes et villages avaient été dotés des outils, technologies, compétences et de l’accompagnement nécessaire les conséquences auraient été beaucoup moins importantes. Tout au long de cet épisode, on aurait pu prévoir, informer et agir dans l’optique de limiter les pertes humainesmatérielles et économiques et ainsipréserver le patrimoine saoudien et la santé de la population. Les populations faisant face à la pandémie sont les mêmes qui font face aux impacts et conséquences du réchauffement climatique.

 

Le Nil a depuis entamé sa décrue et le Soudan a décrété un Etat d’urgence de trois mois. Ce dernier réclame également une aide internationale et les populations convergent vers des camps montés en urgence pour faire face à ces inondations meurtrières. 

*Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires est un département du Secrétariat de l’ONU

Sources : Figaro, TV5Monde, Franceinfo, 20minutes et RFI.

Pour consulter les autres articles du blog, c’est par ici.


Tempête Alex : retour sur un épisode hors norme !

Début octobre la France a vécu sa première tempête hivernale connue sous le nom d’Alex. Partant du Morbihan, en passant par le Finistère, et en terminant dans les Alpes-Maritimes, retour sur cet épisode météorologique explosif qui rappelle que le réchauffement climatique est une réalité. 

 

Un épisode qui en entraîna un autre 

Après s’être formée dans l’Atlantique, c’est dans la journée et la nuit de jeudi 1er octobre que tout a commencé en Bretagne. Alex a ensuite poursuivi sa route vers la Manche pour revenir dans le sud sur la pointe du Finistère. Elle s’est enfoncée en Vendée jusqu’au littoral nord Aquitain pour enfin se diluer dans la nuit de vendredi à samedi dans le centre-ouest de la France. Tout aurait pu s’arrêter là, mais en se décalant vers l’est la tempête a déclenché un épisode méditerranéen exceptionnel qui s’est abattu principalement sur les Alpes-Maritimes. 

 

La tempête Alex sur toute l'Europe

Crédits Photos : Météo France 

 

Des précipitations, inondations et rafales de vent records 

Au fil des jours, plusieurs départements (Morbihan, Alpes-Maritimes) sont placés en vigilances rouges et des intempéries et des rafales de vent records sont rapportées. Par exemple cette incroyable rafale de 186km/h à Belle-Île-en-Mer dans le Morbihan. La moyenne des vents à l’intérieur des terres se situait entre 100 et 130 km/h. Quant aux précipitationsplus qu’abondantes, en seulement 24h le niveau a atteint 571 millimètres à Mons dans le Var. Les inondations ont fait que la Vésubie s’est transformée en torrent de boue et a emporté plusieurs dizaines de bâtiments (maisons, usines, etc.). Enfin, c’est en Bretagne que plus de 100 000 foyers ont été privés d’électricité. 

 

La tempête a engendré de lourds dégâts 

Le bilan humain français est très lourd puisqu’il fait état de 7 décès et 11 disparus. Au niveau des infrastructures, des kilomètres de routes et des ponts qui doivent être complètement reconstruits après le passage des inondations. Dans la vallée du Vésubie c’est entre 25 et 30 km de voies et 3 ponts doivent être remplacés. Les dégâts sont estimés aux alentours de 1,5 milliard d’euros avec 900 millions pour les Alpes-Maritimes et 600 millions pour la Côte d’Azur. 

 

Rappel de l’urgence à intervenir et à trouver des solutions 

Entre les impressionnantes crues dans le Gard fin septembre et la tempête Alex, nous constatons une multiplication de ces phénomènes extrêmes sur une courte période de temps. Sans affirmer qu’il est le seul responsable de ces évènements nous pouvons quand même imputer ces épisodes au réchauffement climatique. Plus l’eau se réchauffe, plus l’air sera chaud et donc transportera plus de vapeur d’eau. Nous rappelons donc l’urgence qu’il y a à agir mais aussi à trouver des solutions. Autrement ce type d’évènement ne cessera de se multiplier. 

Le président de la République, Emmanuel Macron, a classé les zones touchées, comme les Alpes-Maritimes, en état de catastrophe naturelle pour permettre l’ouverture des procédures d’indemnisation. Nous pouvons nous demander quelles leçons il faut en tirer en matière de préparation et de gestion d’un tel évènement ? Pour mieux faire face aux prochaines tempêtes et leurs conséquences. Une autre question persiste elle aussi, notre pays est-il bien préparé face au risque d’inondation ?

Pour consulter les autres articles du blog c’est par ici.

Sources : Franceinfo, Le Monde, RTL et Nice Matin.


Sommes-nous réellement conscients du risque inondation ?

Après le passage d’une catastrophe naturelle majeure, l’émotion collective pousse les sinistrés à chercher des responsables, des solutions. La demande sécuritaire se fait plus prégnante. Des mesures sont alors mises en place. Or au fil du temps cette demande s’amoindrit car l’on « passe à autre chose ».

Les conséquences des catastrophes naturelles sont néanmoins, très importantes. Elles ont en effet causé pour 330 milliards de dollars de dégâts l’an dernier soit près du double de 2016 à l’échelle mondiale. Plus de 9.500 personnes ont également  péri lors de catastrophes naturelles l’an dernier.[1]

Source : Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophe 

En France, par exemple la fédération des sociétés d’assurance a sorti en décembre 2015 une étude assez inquiétante. Ils prévoient en effet un doublement à l’horizon 2040 de la facture des indemnisations liées aux inondations et à la sécheresse.

Le risque est de plus présent du fait de l’augmentation des catastrophes naturelles. Les inondations représentent le risque le plus important. Ainsi il est important d’être conscient de ce risque afin de gérer au mieux les situations de crises.

1 Français sur 4 et un emploi sur 3 sont aujourd’hui potentiellement exposés aux inondations, principal risque majeur national au titre du nombre de communes concernées et du coût économique des catastrophes.[2]

L’Aude en France est un département durement touché par le phénomène d’inondation.

Elle a en effet été touché en 1999 de façon très importante, 35 personnes ont trouvé la mort  après cette catastrophe des plans à l’échelle nationale ont été adoptés et une amélioration de la prévision météorologique a été amorcée afin de gérer les risques et d’informer au mieux la population.

Cependant on constate notamment après les évènements plus récents qui ont eu lieu dans la même région en 2018 que peu d’habitants sont informés des réflexes à avoir en cas d’inondation. La connaissance de ces bon gestes à avoir peut sauver des vies il est donc primordial de bien les maitriser afin  de réduire le danger, limiter les conséquences néfastes.

Dégât dans la ville de Trèbes en février 2019 après les inondations d’octobre 2018

Prendre conscience du risque  

La prise de conscience est le seul moyen véritable de se protéger face aux catastrophes naturelles.  Elle permet de maitriser certains aspects du risque. Ainsi pour  les procédures d’évacuation, la mise à l’abri des biens et des personnes il est déterminant de savoir à quoi l’on se prépare afin de pouvoir être le plus efficace possible. La prise de conscience va également permettre une meilleure organisation de l’alerte en amont de la catastrophe et de la gestion des conséquences en aval. La connaissance du risque est le meilleur moyen de le maitriser.

On peut cependant se demander s’il existe une véritable compréhension de la probabilité de répétition du risque ?

Les dommages après une catastrophe sont-ils une preuve de l’impuissance face aux risques ?

Il existe en effet un sentiment d’impuissance, de fatalité face aux risques, on ne possède pas de réelle emprise sur ces derniers. Il est donc  difficile de se projeter, de visualiser le risque et ses conséquences d’où la difficulté à s’y préparer.  Cette difficulté à prendre conscience du risque  augmente la vulnérabilité des populations face aux risques. En moyenne, 211 millions de personnes sont directement touchées chaque année par les catastrophes naturelles, ce qui représente près de cinq fois le nombre des victimes de conflits.[3]

Un rapport récent du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR) a révélé que les catastrophes naturelles avaient tué 1,3 million de personnes au cours des 20 dernières années et laissé 4,4 milliards de personnes supplémentaires blessées, sans abris ou nécessitant une aide d’urgence.

Selon toujours l’UNISDR, les pertes économiques causées par les catastrophes naturelles ont atteint près de de 2245 milliards de dollars soit 77% du montant de 2908 milliards dollars de dégâts enregistrés entre 1998 et 2017

 

Se prémunir du risque

La prise de conscience des populations passe d’abord par celle des états, et collectivités territoriales. Ils mettent en effet en place des plans d’action qui vont par la suite être diffusés aux populations.

Après chaque évènement, de nouvelles mesures sont prises afin de faire en sorte que le prochain sinistre ait moins d’impact. Ainsi les importantes inondations dans l’Aude en 1999 ont conduit le gouvernement français à repenser la gestion du risque inondation. Ces inondations avaient en effet causé  la mort de 26 personnes ainsi que d’importants dégâts matériels.

L’information et la prévention sont donc primordiales afin de faire face aux risques. Ainsi, de nombreux plans ont été mis en place afin de réduire les conséquences des inondations.  Les PAPI (Programmes d’Actions de Prévention des Inondations) crées en 2003 traduisent cette volonté de prévenir le risque inondation. Les PAPI ont ainsi pour but de réduire la vulnérabilité face au risque inondation.

Pour conclure, la prise de conscience de chaque citoyen du risque  est donc nécessaire afin de diminuer l’impact des catastrophes. De plus, les plans de prévention mis en place ne peuvent pas être efficients sans une prise de conscience collective.


[1]Rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR)

[2] Ministère de la Transition écologique et solidaire.

[3] Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH)


 

Notre passage sur l'antenne de Europe 1

“Depuis quatre ans, une entreprise toulousaine s’est spécialisée dans le développement d’objet connecté permettant de mieux prévenir les inondations sur les lieux à risque.”

 

https://dai.ly/x6vk0j4
dégât des inondations - trèbes - 2018

"Mountain Business Summit : Ogoxe, l’IOT au service de la prévention des crues" par madeeli.fr

Avec ses boîtiers connectés qui informent en temps réel les riverains des risques de crue, Ogoxe propose un système d’alerte particulièrement efficace. Une innovation que la start-up présentera au Mountain Business Summit, le salon international sur l’économie de montagne, sur le stand de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Voilà une innovation qui devrait grandement faciliter la prévention de crues : Ogoxe a développé un boîtier connecté capable de déterminer le risque de crue immédiat et à venir sur un cours d’eau et d’alerter les riverains en temps réel. La solution est constituée de trois éléments : des capteurs positionnés sur le terrain, un logiciel qui analyse la situation du cours d’eau et un boîtier connecté disposé chez les particuliers qui transmet l’information.

Complémentaire des dispositifs existants


« En cas de risque de crue, il est très lourd de prévenir tout le monde. Avec notre outil, les personnes exposées sont informées de façon continue, nous venons en complément du dispositif national Vigicrue et des alertes météo, avec une vraie valeur ajoutée sur les cours d’eau secondaires », détaille Guillaume Delai, le fondateur de l’entreprise. Ogoxe commercialise sa solution depuis le printemps auprès des collectivités publiques, mais également d’entreprises qui ont des problématiques spécifiques comme les campings.

Ogoxe se positionne aussi dans le tourisme

madeeli et region occitanie

"Beaucoup de maires et de riverains racontaient ne pas avoir été prévenus de la situation " par MID e-news

Le projet Ogoxe est né après les inondations de juin 2013 dans les Pyrénées. « Beaucoup de maires et de riverains racontaient ne pas avoir été prévenus de la situation », explique Guillaume Delai, le fondateur d’Ogoxi qui a une formation d’informaticien.

« J’ai décidé de me lancer dans la création de ce système d’alerte afin de donner des informations aux maires et aux habitants en cas de montée des eaux. Après avoir testé nos capteurs Ogoxe à Arbas, en Haute-Garonne, et à Pontacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, nous lançons la commercialisation des capteurs auprès des collectivités locales ». L’entreprise envisage une levée de fonds cet automne et prévoit un chiffre d’affaires de 1 million d’euros d’ici 2020.

Seuls 20.000 kilomètres de cours d’eau sont surveillés sur les 428.906 km que compte l’Hexagone. Si les cours d’eau principaux sont scrutés en temps réel par le dispositif Vigicrues, les cours d’eau secondaires ne le sont pas alors que c’est souvent les débordements sur ces bassins versants qui aggravent les inondations. Créée en 2014 à Saint-Laurent-de-Neste, dans les Hautes-Pyrénées, la start-up Ogoxi a décidé de surveiller ces cours d’eau secondaires.

 

Mid-e-news

"Une startup pyrénéenne invente un boîtier connecté pour surveiller les crues " par La Tribune

Après les crues de 2013 dans les Pyrénées, un informaticien a eu l’idée de créer des boîtiers connectés pour permettre aux habitants de suivre en temps réel la montée des eaux.

Les inondations sont le premier risque naturel en France. 4 millions de logements sont situés en zone inondable et une commune sur deux est exposée aux risques d’inondations.

Le 18 juin 2013, une crue torrentielle frappe la vallée du Bastan (Hautes-Pyrénées), entraînant une montée des eaux de 4,8 mètres sur le site de pèlerinage de Lourdes. La catastrophe naturelle fait trois morts et d’importants dégâts matériels. “Certains habitants ont regretté de ne pas avoir été prévenus par les élus à temps du risque d’inondations. Les élus ont expliqué qu’ils n’avaient pas d’information pertinente pour décider d’alerter la population”, se souvient Guillaume Délai.

Cet informaticien a, depuis, mis au point un objet connecté couplé à un système de balises pour mieux gérer les alertes aux crues.

 

"Crues : une balise révolutionnaire pour surveiller les cours d’eau " par Dis-Leur!

Un informaticien  de Saint-Gaudens, Guillaume Delai, a inventé une balise, baptisée Ogoxe, pour mieux anticiper le risque d’inondation dans les vallées traversées par de petits cours d’eau, aux crues potentiellement importantes et qui ne sont pas spécialement surveillés de près par le réseau national Vigicrues. De quoi aider les communes à prendre ou pas la décision d’évacuer la population, par exemple. Une version submersion marine de ce boîtier intelligent, qui combine toutes sortes de paramètres, est à l’étude. Explications.

Aller plus vite qu’un cheval au galop pour prévenir le risque de crue… Informaticien de profession, Guillaume Delai, originaire de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), a été marqué par les inondations et les crues ayant touché les vallées pyrénéennes en 2013. « Les témoignages étaient clairs », dit-il en substance. Il faut mieux anticiper ces eaux qui dévalent, créent des embâcles et peuvent provoquer de gros dégâts.  « Le constat partagé par les responsables et les riverains après la crue dans les Pyrénées en 2013 était le manque d’information. Or, le temps de réaction en cas d’inondation des bassins versants est extrêmement bref, c’est pourquoi, la gestion de l’alerte et la préparation à la crise sont primordiales. » Comment s’y prendre ? Guillaume Delai créé une start-up, Ogoxi, et développe durant deux ans un produit, un objet connecté, Ogoxe, pour tenter de trouver une réponse.

Guillaume Delai et la balise Ogoxe

C’est un dispositif intelligent, innovant, malin, totalement complémentaire des dispositifs publics existants dont le célèbre Vigicrues puisqu’il s’adresse en priorité « aux petits cours d’eau, ceux qui n’ont justement pas de dispositif de surveillance spécifique ». A la fois collectif et individuel. « L’objectif, dit le fondateur dont la start-up est abritée dans un hôtel d’entreprises, est de proposer une solution complète : surveiller l’évolution de ces petits et moyens cours d’eau qui n’ont pas d’observation en temps réel  et aider les communes concernées à prendre la bonne décision ».

Dis-leur! Votre dose d'info en occitanie

"Pour être averti en cas de crues, ils inventent un objet connecté de la taille d'un smartphone" par 20Minutes

 

  • Le système Ogoxe vise surtout les cours d’eau secondaires, non surveillés à l’heure actuelle par le dispositif Vigicrues
  • La start-up lance la commercialisation de son dispositif à l’attention des élus et des riverains, grâce à un boîtier connecté de la taille d’un portable

Dans la nuit du 18 au 19 juin 2013, les Pyrénées étaient touchées par des inondations, causant d’immenses dégâts aussi bien à Lourdes, Luchon que Saint-Béat. Une catastrophe que personne n’avait vu vraiment venir. A Saint-Laurent-de-Neste, dans les Hautes-Pyrénées, un pont était emporté par la crue de la rivière.