Multiples inondations, canicules, tempêtes, épisode méditerranéen, pluies cévenoles : La France est exposée à de nombreuses catastrophes naturelles.

Depuis une vingtaine d’années, la France fait face à des risques naturels de plus en plus fréquents. Entre inondation, tempête ou encore canicule, tous ces phénomènes frappent le territoire français ainsi que la population chaque année.

 

D’après un rapport rendu public, mercredi 4 décembre 2019 par le Think Tank allemand Germanwatch, la France est à la 15e place des pays les plus exposés aux risques climatiques. L’Allemagne, figure également dans ce classement et également classée rouge (11e au 20e pays).

Figure aussi en rouge, l’Inde, le Madagascar, le Bangladesh le Salvador ou encore Haïti.

Un lourd bilan

Comment expliquer ce classement ?

Depuis le début des années 90, la France subit, des évènements climatiques de grandes ampleurs comme en 1999 avec une tempête qui a causé la mort de 35 personnes. En 2010, c’est la tempête Xynthia, qui a marqué les esprits causant la mort de 53 personnes ainsi que d’importants dégâts matériels.

Les inondations ont également causé un lourd tribut comme on a pu le constater au cours de ces dernières années. Ainsi, des phénomènes d’inondations éclair ont causé la mort de nombreuses personnes ces dernières années.

Des pluies diluviennes ont frappé L’Aude en 1999 provoquant 34 décès. En 2018, l’Aude a de nouveau été frappée par des inondations importantes. Un bilan très lourd a été à déplorer, 15 personnes sont décédées, 99 blessées et 257 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle (204 dans l’Aude, 29 dans l’Hérault et 24 dans le Tarn).

Le météorologue Guillaume Séchet, auteur de l’ouvrage Météo extrême (Ed. Hugo Image) explique « A cause du réchauffement climatique, on estime que la France subira, d’ici 2100, environ 20 % d’épisodes méditerranéens en plus, L’imperméabilisation des sols étant de plus en plus importante et la pression démographique en augmentation dans ces régions, les conséquences de ces phénomènes extrêmes seront à terme plus dramatiques qu’il y a quelques années ».

Ces risques de plus en plus fréquents et importants en termes de pertes humaines et de dommages matériels représentent également un véritable défi d’adaptation pour les assureurs. En effet les crues qui ont eu lieu entre fin mai et début juin 2016 ont couté plus d’1,4 milliard d’euros. Ce sont donc les inondations les plus couteuses depuis la création du régime des catastrophes naturelles en 1982.

L’aménagement du territoire une nécessité pour faire face au risque

La résilience des territoires et des bâtiments est une thématique intrinsèquement liée à celle du risque naturel. En effet, les villes ont un grand rôle à jouer en matière de protection des populations et doivent donc s’adapter au risque. En ce qui concerne les bâtiments, leur conception doit être repensée pour répondre aux exigences qu’imposent les risques naturels. Ils doivent de ce fait être plus solides, mais aussi mieux isolés pour faire face aux vagues de chaleur de plus en plus courantes. L’ONG Germanwatch estime en effet que les périodes de chaleurs extrêmes seront 100 fois plus probables qu’il y a un siècle.

Chez Ogoxe, la résilience est également au cœur des solutions que nous développons. Nos solutions permettent aux infrastructures d’être protégé grâce à notre système d’alerte en temps réel.

 

Source: https://germanwatch.org/en/16046